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23/01/2014

Charnier de Yopougon / 13 ans après les faits Le Cvci s’incline sur la mémoire des 57 victimes et interpelle le gouvernement

 

 

 

Le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (Cvci) s’est réuni le 27 octobre 2013 au carré des martyrs, l’espace symbolique aménagé pour les victimes du charnier de Yopougon, au cimetière de Williamsville  pour commémorer la mémoire des disparus. Cette cérémonie marquait le souvenir  du massacre de populations civiles qui manifestaient  le 24 avril 2000 pour la reprise des élections présidentielles, avec la participation de tous les candidats déclarés qui ont vu leur candidature rejetées par la Cour suprême. Le conseiller technique d’Anne Désirée Ouloto, Mamadou Coulibaly, a exprimé la compassion de la ministre aux parents des victimes et le soutien du gouvernement ivoirien.  « 26 octobre 2000- 26 octobre 2013, cela fait 13 ans que des populations civiles ciblées comme des proches de l’opposant  d’alors, Alassane Ouattara président de la République aujourd’hui, ont été massacrées. Ces actes criminels ont fait plus de 300 morts dont 57 corps découverts dans un charnier à Yopougon. « Nous avons le droit de pardonner, mais ne jamais oublier. Le gouvernement ivoirien sera toujours aux côtés de la société civile dans l’après-lutte contre la précarité et les inégalités sociales. Et surtout  la lutte pour le respect des droits de l’homme, le droits des victimes, des parents de victimes », a-t-il souligné. Pour le président du Collectif, Issiaka Diaby, cette cérémonie de commémoration vise à rappeler à l’opinion nationale, internationale et au pouvoir public actuel qu’ils ont l’impérieux devoir d’œuvrer en faveur du respect des droits fondamentaux de toutes les victimes en Côte d’ Ivoire. « Ces actes sont restés impunis jusqu’à ce jour, grâce à une politique d’impunité, de promotion d’auteurs de crimes et de vote de loi d’amnistie, érigés en mode de gouvernement sous le régime de Laurent Gbagbo. Cette cérémonie signifie pour nous les victimes et parents des victimes, le début de la fin de l’impunité, des libertés provisoires accordées à nos bourreaux et la fin des propos diffamatoires et outrageants de certains acteurs politique », a-t-il expliqué. Des prières et des invocations pour le repos de l’âme des disparus ont meublé cette cérémonie. 

Mariam Sorelle

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