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28/01/2014

Quand la tradition soutient l’immortalité du pagne !

 

 

‘’Ton pied mon pied’’, ‘’mon mari m’a laissée’’, ‘’œil de ma rivale’’, ‘’mon mari est capable’’…… Ce sont autant de  noms de motif qui ont marqué le printemps du port du pagne en Côte d’Ivoire.

 

Mais de nos jours, la femme  africaine en général et l’ivoirienne en particulier  a un goût prononcé  pour la mode occidentale. Le pagne,  relégué au second plan, n’est presque plus le joyau ou l’objet de convoitise des femmes dans leur ensemble. 

 

Ayant connu des balbutiements dans les années quatre-vingt du fait du prix jugé excessif et de  la concurrence déloyale des pagnes de contrefaçon sur le marché,  l’industrie du textile, avec l’aide des stylistes tente de remonter aujourd’hui la pente. 

 

La tradition, pièce-maîtresse de cette renaissance, soutient l’immortalité du pagne. En effet, lors des mariages coutumiers, le pagne est offert  en guise de dot.  Parallèlement, le port de ce vêtement  reste encore prisé lors des fêtes traditionnelles, des funérailles, baptêmes et cérémonies religieuses. Dans de nombreux pays africains, un pagne est recommandé pour la célébration des fêtes nationales.

 

Le pagne, plus qu’un vêtement, reste pour ainsi dire une référence et une reconnaissance sociale. C’est ce que soutient le styliste ivoirien Pathé’O qui affirme : « Le pagne reste la mode vestimentaire par excellence pour les Africains ». Entre modernité et tradition, le pagne s’accommode et la femme africaine dans son originalité pourra difficilement  s’en défaire.

 

Mariam Sorelle

 

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