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13/02/2014

Transport lagunaire : Tout sur le nouveau concurrent de la Sotra

 

Le secteur du transport  lagunaire ivoirien s’ouvre à la concurrence avec l’arrivée  d’une nouvelle société  du nom de Rainbow Line.

Cette entreprise détenue majoritairement par le groupe Turc Yildirim a eu l’aval du gouvernement ivoirien pour  exploiter le plan d’eau lagunaire ivoirien dont le monopole jusque-là était détenu par  la Sotra. 

Le coût global de l’investissement est estimé à 20 milliards de francs Cfa. Cette somme servira à l’achat de bateaux bus, à la construction de quais et de gares répondant aux normes de sécurité internationales. 

1er producteur d’engrais de Turquie, le groupe Yildirim emploie dans le monde 8500 personnes. Présent dans 15 pays sur 4 continents, ce conglomérat turc  compte parmi les 20 européens les plus performants dans le secteur du transport, des mines, des ports, de l’énergie et de la production d’engrais, le groupe turc. Présent dans le transport maritime pétrolier, le groupe Yildirim a un chiffre d’affaires de 4000 milliards de francs Cfa.

 Ce conglomérat Turc qui ambitionne d’installer sa représentation Afrique dans la capitale économique ivoirienne est également intéressé par   l’extension du Port autonome de San-Pédro et la construction d’une centrale électrique dans le Sud-Ouest ivoirien.  1500 milliards Fcfa, c’est le montant des opportunités d’investissement que veut réaliser le groupe turc Yildirim avec son partenaire ivoirien Snedai Groupe.

Le groupe démarre ses activités sur le plan d'eau lagunaire ivoirien en avril prochain avec 45 bateaux bus. 

 

Mariam Sorelle

 

 

 

 

 

 

 

07/02/2014

Attiéké-poisson, alloco : dans le quotidien des vendeuses

 

 

 

 

A tous les points de rue dans la ville d’Abidjan, l’attiéké-poisson accompagné de l’alloco, ces mets typiques à la Côte d’Ivoire tiennent de sources de revenus. Vendus en bordure de routes, dans les marchés et lieux publics, ces petits commerces fleurissent de plus belles.

 

L’attiéké-poisson et l’alloco font partie des mets les plus accessibles dans la capitale économique ivoirienne. De nombreuses femmes  en ont fait un fond de commerce rentable. Fonctionnant comme de petites et moyennes entreprises (PME), elles emploient au minimum deux à trois personnes.

À partir de  quatre heures du matin, ces braves femmes déjà sur pied, sont en route pour le marché. Les bassines sur la tête ou en dessous du bras, elles se rendent pour  la plupart au marché d’Adjamé pour se ravitailler en Attieké, banane plantain mûre, oignons piments, tomates, etc. De retour au environ de 6 heures, les filles de ménage qu’elles paient 500 ou 1000 francs CFA par jour s’attaquent au contenu du panier. En une trentaine de minutes, sous l’œil vigilant de la tenancière, le poisson est nettoyé  et enrôlé dans de la farine ou de la poudre de manioc. Les accompagnements de l’attiéké que sont  la tomate et l’oignon sont découpés en dés. Le piment, quant à lui, est pilé dans un mortier. Dans le même temps, une partie du lot de la banane plantain  est lavée, épluchée et coupée en demi-pouce d’épaisseur. Après quoi, la vendeuse passe les poissons dans l’huile. A partir de 8 heures, on assiste à la venue des premiers clients.

 

 Le témoignage de l’une d’elles

 

‘’Bonne bouffe chez tantie Santé’’, peut-on lire sur la manchette de la table abri de la  vendeuse d’attiéké que nous avons courtisée dans le cadre de notre enquête.

 

Pendant prés d’une  semaine, nous nous sommes inscrits  aux nombres de ses clients fidèles, tout en l’épiant.  Le  vendredi  31 janvier  2014, profitant d’une baisse de sa clientèle, nous avons entamé une causerie avec elle sur fond de taquinerie. 

Elles sont au nombre de trois vendeuses d’attiéké, devant l’un des Lycées Professionnels Publics de la place. Chacune d’entre elles s’en sort bien vu la foule d’élèves qui assaillent leur table à l’heure du déjeuner. « Tantie, s’il te plait, sers-moi à présent, je suis le premier sur les lieux », claironne un client par-ci. «Tantie pardon, il faut faire vite, moi j’ai cours », ordonne un autre par là qui joue des coudes pour s’imposer.

 

‘’Tantie santé’’, la trentaine révolue est une mère-célibataire de deux enfants âgés de 7 et 10 ans. Elle estime son revenu  net entre 3.000 mil et 5.000 mil par jour. « J’ai débuté ce commerce après la crise post-électorale avec la somme de 25.000 mil francs Cfa. Aujourd’hui, j’ajoute entre 4000 mil ou 5 mil à cette somme initiale en fonction de la flambée des prix au marché.  Ce commerce n’est en rien facile mais, j’y demeure  parce que c’est ma seule source de revenu. En tant que mère de famille, je parviens grâce à cette activité  à scolariser mes filles et payer mon loyer qui s’élève à 60 mil francs le mois », confie-t-elle.

 

Comme la plupart des personnes évoluant dans l’informel, ‘’Tantie santé’’ n’a ni un compte  bancaire,  ni un compte d’épargne. « Ce que je gagne m’aide à couvrir mes dépenses. Ça ne me suffit pas pour dire que je vais aller  mettre à la banque », lance-elle entre deux rires. Certaines vendeuses d’attiéké situées dans les endroits  fréquentés tels que les marchés et les maquis font des recettes journalières de plus de 10.000 F CFA.

 

Pourquoi l’attiéké-poisson et l’alloco sont tant  folkloriques ?

 

 

C’est un secret de polichinelle, ces mets que sont l’attiéké-poisson et l’alloco sont prisés à cause de leurs accessibilités et leurs coûts moyens. C’est ce que soutient Noël Bogy, élève en troisième année de cuisine. « J’ai cours trois fois par jour. Durant ces jours d’école,  je ne mange que de l’attiéké-poisson et de l’alloco. Tout simplement parce que c’est moins chère. Même si ça me fait somnoler au cours, avec l’attiéké-poisson et  l’alloco pris au déjeuner,  je suis sûr de tenir tout au long de la journée ».

 Pour Soro Aly, étudiant en année de BTS,  la consommation de l’attiéké-poisson et de l’alloco s’impose aux étudiants. « C’est ce qu’on trouve le plus rapidement et à moindre coût. On n’a pas vraiment le choix », explique-t-il.

 

Mariam Sorelle 

 

 

 

06/02/2014

Journée Internationale contre les mutilations génitales: La pratique, encore tenace en Côte d'Ivoire

 

 

Le monde entier commémore, ce  jeudi 6 février 2014, la Journée internationale contre les mutilations génitales féminines (MGF). Courante en Afrique, cette pratique est mondialement reconnue comme une violation des droits de l'homme. 

Selon les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), quelques 120 à 140 millions de femmes ont été soumises à cette pratique néfaste et 3 millions de filles continuent d'être à risque chaque année. 

 La Côte d’Ivoire est l’un des pays d’Afrique les plus touchés par la pratique de l’excision. On estime à 36% le nombre de femmes excisées dans le pays. Un rapport du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) précise, par ailleurs, que  38% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont été excisées entre 2011 et 2012.

La ministre de la Solidarité, de la Famille,  de la Femme et de l’Enfant, Anne Désiré Olotto, dans son adresse à la nation a  révélé que les programmes et les campagnes de lutte contre les mutilations génitales n’ont pas produit les résultats escomptés. « À la faveur de la présente édition de la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines, nous devrions marquer un arrêt pour analyser le bilan des stratégies mises en œuvre qui ont malheureusement montré toutes leurs limites. Il nous faut  tirer les leçons et envisager des solutions novatrices », a-t-elle alerté.

 Elle  a souhaité une franche mobilisation contre ce fléau. « Frères et sœurs, chers compatriotes, hommes et femmes de Côte d’Ivoire, communautés sœurs vivant en Côte d’Ivoire, tous, nous sommes concernés par les MGF ; N’ayons pas honte d’en parler. Engageons-nous pour REFUSER et STOPPER ces pratiques honteuses, rétrogrades et néfastes à la santé des femmes et des filles», a exhorté Anne-Désiré Olotto,  ministre de la Solidarité, de la Famille,  de la Femme et de l’Enfant.

La  Journée internationale contre les mutilations génitales  est  un appel des Nations unies pour une Synergie d’actions des gouvernements, de la Communauté Internationale et de la société civile pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro (0) aux Mutilations génitales féminines (MGF).  Les mutilations génitales féminines ou excisions, quant à elles,  se caractérisent par l’ablation partielle, total ou encore par  l’altération  des groupes génitaux féminins externes, pour des raisons non médicales.

 

Mariam Sorelle