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24/01/2014

Fausse couche : Comment s’en remettre ?

 

Fausse couche : Comment s’en remettre ?

Désirer un enfant, le sentir grandir en son sein, entretenir le rêve d’être mère. Puis contre tout attente,  se réveiller un matin avec le cœur lourd parce qu’on a été  privé de le voir grandir du fait d’une fausse couche. Ce schéma est le moment le plus douloureux dans la vie d’une femme. Encore plus dur s'il s'agit d'une première grossesse ou d’une fausse couche tardive. Sortir la tête de l’eau demande beaucoup de courage. Voici quelques attitudes à adopter face à une telle situation.

Ne pas culpabiliser

Ce n’est nullement de votre faute. Ne vivez pas ce moment comme une malédiction ou un châtiment divin. Cliniquement, la fausse couche est  synonyme d’un bon fonctionnement du corps et de sa  fertilité. Etant donné que l’œuf n’est pas viable, le corps interrompt la grossesse. Ne vous laissez donc pas porter par le sentiment de vide, d’impuissance et d’injustice qui vous anime.

Faire  le deuil de l’enfant disparu

Laissez vous aller à vos ressentiments, pleurez si cela peut vous soulager. Donnez-vous le temps de vous remettre, attendre deux à trois cycles pour penser à concevoir un nouvel enfant est parfois le temps de faire le deuil de l’enfant disparu. Une fausse couche ne compromet, en aucun cas, la réussite d’une grossesse ultérieure. Mais il vous faut une bonne  disposition morale. Vous devez vous sentir prête à recommencer une  nouvelle aventure  de femme enceinte.

Partager votre histoire

 

Allez sur les réseaux sociaux, les forums de discussion, partagez votre ressentiment en utilisant un pseudo. Vous verrez par la suite que de nombreuses femmes ont connu comme vous cette situation. Leurs commentaires et témoignages vous aideront à surmonter cette épreuve. 

Mariam Sorelle

 

23/01/2014

Faits divers/ Pour une pièce de 50 francs CFA, un chauffeur bat sa cliente

La jeune Dame que nous nommons  Florine,  qui a emprunté dans la soirée du lundi 2 décembre 2013 le taxi communal de Cocody immatriculé 44 92 EB 01, au carrefour Aghien pour descendre au carrefour Mahou en haut, ignorait que sa soirée allait se terminer en un véritable  cauchemar. C’est une femme en pleine chaussée, les cheveux dressés sur la tête, les vêtements impactés de poussière, la bouche en sang qui est retrouvée, quelque minute après,  adossé au taxi qu’elle avait emprunté auparavant. Entourée  par  une foule de passant,  elle est inconsolable. Le chauffeur du taxi communal, après l’avoir battu pour lui avoir tendu la somme de 200 francs CFA au lieu de 250 FCFA exigée a, quant à lui,  prit la poudre d’escampette. A notre arrivé, la sœur de la jeune dame est en pleine interaction  avec un homme du nom d’Aly. Ce dernier prétend être le vrai chauffeur du taxi communal. Il affirme que  profitant de son jour de repos, il a prêté sa voiture  à un ami pour que ce dernier puisse se faire un peu de  sou. « On ne prête pas sa voiture à n’importe qui ? Comment tu peux venir demander des comptes à une personne qui s’est fait sauvagement battre ? Le bon sens aurait voulu que tu demande pardon, avant de prendre partie pour qui que ce soit », s’indigne  la sœur de la  victime à la face du prétendu vrai chauffeur. Le visage enflé, blessée à la bouche et aux genoux, la jeune Dame à l’arrivé de ses frères tentent de restituer les faits. « Avant de monter, je lui ai signifié que j’avais deux cents francs CFA. C’est ainsi qu’à la descente, je lui ai remis la  pièce de deux cents francs, il a jeté la pièce  parterre et a exigé la somme de 250 francs. Je lui ai dis que je n’avais pas d’autre argent à lui remettre et j’ai refermé la portière. C’est ainsi qu’il est descendu de sa voiture et a exigé que je remontre pour qu’il me dépose là où il m’a prise. Chose que j’ai refusé. Il a voulu me faire monter de force dans la voiture, je me suis opposée et il s’est mit à me battre et à me traîner sur le goudron. Tout mon visage me fait mal, j’ai une forte migraine », se plaint-elle. Les chauffeurs de taxi de la ligne ont garé leur véhicule et sont intervenus pour un règlement à l’amiable. Ils ont tenté en vain  de dissuader la jeune dame de porter plainte. Aidée de ses frères, la jeune dame a été conduite au commissariat du 22ème arrondissement où elle a déposé une plainte en bonne et due forme. 

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Désabusé par le système des ‘’margouillats’’ : Un collectif de 5 000 fonctionnaires saisit la ministre en charge de la solidarité

 

 

 

Les responsables de la Coordination des fonctionnaires victimes des précomptes abusifs (C.F.V.P) étaient le vendredi 25 octobre 2013 au cabinet de la ministre en charge de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant pour solliciter l’aide du gouvernement contre les usuriers. 

«des précomptes abusifs ont désuni certaines familles, nous constatons avec amertume la présence de fonctionnaires en détresse dans les gares d’Abidjan. Ils vivent comme des clochards car leur chemise constitue, leur couverture nocturne. Certains ont abandonné épouses et enfants qu’ils ne peuvent plus entretenir. Beaucoup se sont réfugiés dans l’alcool. Ces fonctionnaires presque en haillons, en loques se promènent à Adjamé avec des sachets bleus contenant tout juste une brosse à dent ». Telle est la condition de vie des fonctionnaires surendettés auprès des usuriers communément appelé ‘’margouillats’’ décrite, par le porte-parole de la Coordination des fonctionnaires victimes des précomptes abusifs (C.F.V.P), Bolou Bouabré à la ministre Anne Désirée Ouloto. Selon lui, par solidarité, le gouvernement ivoirien se doit de venir en aide à ces fonctionnaires comme cela avait été fait en 1993 par Alassane Ouattara, alors Premier ministre, avec la suppression pure et simple des précomptes. Le président de la Coordination, Sy Savané Moriféré, a, quant à lui, révélé que le collectif compte 5000 fonctionnaires, fortement endettés, issus de tous les services du public. « ¾ des précomptés sont des enseignants. Ce qui explique que l’école ivoirienne est depuis des années dans une léthargie sans précédent malgré les méthodes pédagogiques importées à coût de milliards. Ployant sous le poids des dettes, le fonctionnaire en général et l’enseignant en particulier ne sont pas en mesure d’assurer une carrière et une vie familiale décente », a-t-il affirmé. Selon le collectif, les prêts de ces usuriers ne respectent aucune règle légale et les fonctionnaires du collectif sont lourdement endettés.

Anne Ouloto s’engage, mais exige plus de responsabilité

La ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme, et de l’Enfant, Anne Désiré Ouloto, s’est dite affectée par cette situation qui mine l’existence des fonctionnaires ivoiriens et par delà, affecte leur vie familiale. Elle a annoncé la tenue d’une enquête sociale et la mise en place d’une cellule d’écoute et d’encadrement à l’endroit des concernés. Affirmant que des mesures légales et spécifiques seront prises par le gouvernement, la ministre a appelé les fonctionnaires à plus de plus responsabilité. « Je prends la pleine mesure de la gravité du problème. Le gouvernement va se saisir de la question mais je veux votre engagement. Vous pouvez sortir de là et vous vous devez sortir de cette situation. Si de nombreux fonctionnaires parviennent à mener une vie décente sur la base de leur salaire, il est possible que les concernés s’en sortent. Tout est question d’organisation et de principe de vie. Il est préférable de vivre selon ses moyens, selon ses ressources et garder sa dignité», a-t-elle conseillé. Anne Désiré Ouloto a promis d’évoquer ce problème au prochain Conseil des ministres.

Mariam Sorelle