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23/01/2014

Interview / prophète Joël Krasso : ‘‘Il y a des vampires qui boivent le sang des gens dans les boîtes de nuit d’Abidjan’’

 

 

 

Le prophète Joël Krasso est le président de la Confédération africaine de lutte contre la délinquance et les crimes spirituels. Victime par le passé des affres de la sorcellerie, il déclare avoir été consacré en rêve par Jésus Christ en 1998, pour combattre les pratiques occultes. Depuis 2006, il sillonne des villages de la Côte d’Ivoire et de la sous-région Ouest africaine. Son souhait, aujourd’hui, est de créer une Brigade de lutte contre  la sorcellerie à Abidjan, afin de libérer en trois ans la Côte d’Ivoire de cette pratique. Dans cette interview, il livre l’ampleur du fléau dans le pays. 

Vous voulez combattre la sorcellerie, une action louable. Mais est-il possible de vaincre les sorciers ?

Bien sûr, je prends l’exemple de l’Europe. L’Afrique copie sur l’Europe, surtout en ce qui concerne son plan de développement. Et les Européens ont réussi   à éradiquer la sorcellerie, en commençant déjà à faire ce qu’on appelle la chasse aux sorcières aux XVeme, XVIeme, XVIIeme siècles. Ils avaient à cette époque ce qu’on appelait l’inquisition. C’était un tribunal chrétien catholique dont les membres jugeaient les sorciers et il y avait le bucher où on brûlait ceux reconnus comme sorciers. Cela a pris tout le temps que cela pouvait prendre, à savoir trois siècles environ. Les Européens sont rentrés après avoir éradiqué la sorcellerie par la suite, dans le siècle des lumières au XVIIIeme. C’est donc possible de vaincre, il faut d’abord commencer. C’est ce que nous sommes en train de faire d’ailleurs. Il faut présenter la sorcellerie comme un danger, comme un mal qu’il faut détruire. Nous sommes à cette phase. Ce n’est pas une affaire de Krasso, il s’agit plutôt de savoir ce que les populations pensent de la sorcellerie. Car, il n’y a pas de sorcellerie positive, cela n’existe pas. Soit on est féticheur, soit on est marabout.  Mais, le fait de dire sorcier, provient du mot lanceur de sort. Celui qui lance un sort, n’est plus positif. Il n’y a donc pas de sorcier positif. Il n’y a pas une chose bonne en lui qu’on puisse laisser perdurer.  Il est déjà mangeur d’âmes, il est déjà délinquant. Et son rôle, c’est de gâter. Il faut donc présenter la sorcellerie comme un danger, comme un mal absolu. C’est ce que nous sommes en train de faire. C’est déjà un mal et c’est possible de le combattre. Il faudra éradiquer la sorcellerie sur le sol ivoirien, africain et le monde entier. C’est tout.

 

Comment allez-vous procéder ?

Avec l’aide des religieux y compris les musulmans. La sorcellerie n’a ni religion, ni couleur. Nous allons travailler en collaboration avec tous les religieux dans le but de sensibiliser les masses. Nous sommes à la phase de la sensibilisation. Il faudrait que dans tous les lieux de prières, on explique aux gens que la chose est spirituelle et qu’on peut en guérir. Notre projet, c’est de créer un grand centre de désenvoûtement à d’Abidjan où nous allons récupérer les sorciers pour les délivrer de cet esprit. Car, ils sont habités pas un démon qu’on appelle ‘’esprit méchant’’. Il faut les en débarrasser. Aujourd’hui, lorsque qu’on juge coupable un sorcier, on le jette en prison.  Mais, la prison ne peut pas les délivrer. Il faudrait qu’après les aveux, les juridictions nous amènent ces derniers pour qu’on puisse le faire.  On ne doit même pas battre un sorcier. Puisse qu’il est animé d’un démon. Il faut plutôt les désenvoûter et les libérer. Dans un premier temps, c’est comment avoir, ici, un centre de désenvoûtement. Si les gens font les sensibilisations pour arrêter l’excision, pour arrêter la drogue, il faut que nous aussi à notre niveau, nous puissions nous mobiliser contre ce fléau qu’est la sorcellerie. Les religieux ne présentent pas la sorcellerie ni comme un mal, ni comme un danger. C’est là, le problème. C’est pour cela que les gens croient qu’on ne peut pas combattre la sorcellerie. Il faut présenter la sorcellerie comme un mal dans chaque maison, dans chaque foyer, dans chaque village. Présenter la sorcellerie comme quelque chose de dangereux. C’est ce que les Blancs ont fait dans le temps.

 

Vous sollicitez l’appui de l’Etat pour la mise en place d’une brigade de lutte contre la sorcellerie. Pourquoi l’Etat devrait-il vous assister ?

Il faut que l’Etat nous appuie parce que les sorciers sont des gens qui sont ‘’des anti-développements’’. Je dis ‘’anti-développement’’ parce que quelque soient vos beaux projets, ces ‘’gens’’ viendront les gâter. Nous les appelons des délinquants spirituels. Ce sont des gens qui travaillent dans le spirituel. Et le spirituel est plus fort que tout. Le spirituel, c’est ce qui commande le monde physique. Déjà dans nos tournées, nous avons vu effectivement que les sorciers sont des personnes qui s’opposent au développement.  La preuve, en 2012 nous avons démasqué la dame qui dégradait la côtière. En mai 2012, elle a fait des aveux. Après sa délivrance, elle a dit : « Gouvernement, à partir d’aujourd’hui, je libère la côtière ».  C’est après cette action que l’Etat a repris en juin 2012, la réhabilitation de la côtière.  D’autres parleront de coïncidence. Moi, je dis non. Le port de San-Pedro, c’est le port économique qui rapporte beaucoup à l’Etat. Pourquoi pendant plusieurs années, cette côtière est-elle restée impraticable ? Une autre preuve, je viens de Zaroko. Dès que je suis entré dans ce village, j’ai vu en esprit un cadenas dans un dispensaire construit depuis 1995. Et bien que ce village compte de nombreux cadres, le dispensaire n’arrivait pas à être opérationnel.  Je discute avec le chef du village qui m’envoie des gens pour visiter ledit dispensaire.  Dès que j’ai pénétré les lieux, je suis tombé en transe. C’est comme cela que je travaille d’ailleurs. J’ai localisé un endroit, et j’ai demandé qu’on y creuse.  Puis, j’ai demandé au secrétaire de mettre sa main dans le trou. Il met la main et fait sortir le cadena entouré de cauris. Une semaine après, le district de Yamoussoukro équipe ce dispensaire et y affecte un infirmier qui se prénomme Mathias. Dans le même village, il y a deux châteaux d’eau qui ont été brûlés en sorcellerie. Et cela faisait près de 10 ans que les populations n’avaient pas accès à l’eau potable. J’ai prophétisé qu’il y aura de l’eau. Et des jours après, une société minière qui opère dans la zone a creusé un forage. Aujourd’hui, ils ont de l’eau potable. Par la suite, j’ai traqué le monsieur qui avait la clé du château d’eau et qui faisait que les habitants de ce village étaient privés d’eau potable. Tout ceci pour démontrer que si nous ne combattons pas la sorcellerie, il sera difficile de réaliser les projets de développement. Autre exemple, on constate que l’axe qui relie Divo à Hiré est dégradé. Pourtant, il y a deux sociétés minières à Hiré et l’on n’arrive pas à réparer cette voie. Et dans des aveux, un sorcier a dit être à la base de ce fait. Il s’appelle Ouraga Elysée.   Il avait sa confrérie de 22 personnes avec qui, il bloquait le développement dans cette zone. Il a été démasqué et nous croyons bientôt que l’Etat va reprendre la réfection de l’axe Divo-Hiré. Parce que c’est la voie qui précède le développement. Et nous combattons ceux qui sont ‘’les anti-développements’’.

 

Dans le langage courant, il est dit que seul un sorcier peut combattre un sorcier. Partant de cette assertion, Joël Krasso n’est-il pas lui-même sorcier ?

Ecoutez, Jésus nous apprend que Satan ne peut pas chasser Satan. Moi je combats la sorcellerie et je vous dis que ce n’est pas parce qu’on est sorcier qu’on peut combattre la sorcellerie. Partons d’abord de la définition du mot sorcier, le sorcier c’est le lanceur de sort. C’est celui qui détruit qu’on appelle sorcier. Celui qui arrange ne peut pas être sorcier. Krasso ne peut pas être un sorcier parce qu’il combat les délinquants spirituels et les mangeurs d’âme. Non, ce n’est pas parce que je vois que je suis sorcier. Je combats la sorcellerie et j’aide les sorciers à donner leur vie à Jésus.

 

A vous entendre, on peut parler de sorcellerie positive?

Ça n’existe pas. Je vous ai précisé cela plus haut.  Pourquoi vouloir positiver la sorcellerie ?  La définition nous dit déjà que ce n’est pas positif. Parce que la sorcellerie concerne les lanceurs de mauvais sort. On ne peut pas être un sorcier positif.  Les gens vont jusqu’à dire qu’une personne peut être sorcière et protéger ses enfants. Mais, pour protéger ses enfants, cette personne va prendre la chance ailleurs. C’est-à-dire qu’il gâte quelque part pour arranger ses enfants.  Tous ceux qui se disent sorciers positifs sont de véritables sorciers. Il ne faudrait pas qu’on embellisse la sorcellerie, c’est cela mon combat.

 

Ce combat que vous menez est-il sans danger pour vous-même ?

Rien n’est facile sur cette terre. Surtout quand l’on combat le diable. Aujourd’hui, ma tête est mise à prix. On cherche à m’abattre. C’est pour cela que je vis cacher et que je me promène peu. Cela est dû au fait qu’il y a des régions où j’ai détruit des fétiches de personnes influentes.  Dans certaines régions, il y a des cadres et des intellectuels qui veulent émerger sans concurrence. Ils font donc des pratiques mystiques. Et quand ils voient quelqu’un de leur région émerger, ils le tuent. De passage dans ces régions, je vais jusqu’à déterrer leurs fétiches. Je ne citerais pas de noms ici.  Mais, déjà à Abidjan, les gens ont essayé à trois reprises de me tuer en tirant sur ma voiture, de même qu’une fois au Kenya. Plus, on parle de la sorcellerie, plus les gens deviennent dangereux. Mais ce n’est pas parce qu’ils sont dangereux qu’on va abandonner le combat. Ils essaient par tous les moyens de m’éliminer ou de salir mon image. J’étais à une croisade à Fresco, où des gens ont envoyé une fille pour m’empoisonner. Elle est tombée d’elle-même et est passée aux aveux. Même à Abidjan, il y a un travail que j’effectue lors des croissants lunaires. Il y a des vampires, cela existe et moi je les combats. Ils vont dans les boîtes de nuit et ils boivent le sang des gens.

 

Des vampires, vous dites…

Oui, depuis 2009, je me lève nuitamment pour combattre les vampires. Je vais dans les boîtes de nuit, quand je les vois je les reconnais. C’est une réalité, ce n’est pas un amusement. Il y a des gens qui sont des esprits, des démons en chair. Ils apparaissent avec  le croissant lunaire. Par ailleurs, les mois que nous abordons sont les plus dangereux. A savoir, les mois de septembre, octobre, novembre et décembre. Ces esprits sortent sous forme d’être humains. Ce sont le plus souvent de beaux hommes, des travestis et de belles femmes. Et lorsqu’ils ont des rapports sexuels avec une personne, cette dernière meurt deux ou trois mois après. Ce sont ces esprits que je combats en ce moment à Abidjan. Je sais où les trouver, je connais leurs odeurs, je les poursuis. C’est le don que j’ai reçu et je veux le mettre au service de l’Etat pour que des bras valides ne meurent pas. Car l’Etat a besoin du concours de tous ses fils et filles pour développer le pays.

 

Qu’attendez-vous exactement de l’Etat ?

Je dis que la sorcellerie est un danger, c’est le mal cruel de l’Afrique. Et je n’aimerais pas qu’on présente la sorcellerie comme un jeu. Il faut que l’Etat nous aide déjà en nous appuyant. Comment ? Dans la sensibilisation contre ce fléau. De la même manière que des fonds sont alloués pour des campagnes de sensibilisation contre la polio, contre le sida, il faudrait que de cette même manière, l’Etat puisse nous accompagner pour faire comprendre aux gens que la délinquance spirituelle existe. Nous allons créer des sections dans des régions pour sensibiliser sur ce fléau.  Mais déjà, que l’Etat nous aide à créer un centre de délivrance à Abidjan, afin que les sorciers que nous allons délivrer de l’esprit du mal puissent être utiles à la nation.

 

Mariam Sorelle

Toilettes publiques : Au cœur d’une activité fructueuse et indispensable

 

Le domaine des toilettes publiques ‘’se porte bien’’ en Côte d’Ivoire. De nombreux magasins dans les gares routières et les marchés sont transformés en latrines. Indispensables, on en trouve un peu partout dans chacune des communes  de la capitale économique et même dans les villes de l’intérieur. Notre enquête express.
 

Nous avons sillonné le lundi 13 janvier 2014,  les toilettes publiques de  la commune d’Adjamé et d’Abobo. Celles-ci,  dans leur ensemble, présentent un décor peu salubre. L’on est accueilli à certains endroits par  une forte odeur de pissat ; et dans d’autres, par l’odeur du grésil(produit pour la désinfection).  appelées ‘’chiottes’’. Lesprix pour les besoins sont presque identiques. L’on se doit de débourser la somme de 25   F CFA pour uriner, 50 francs pour aller au WC et 100 francs pour prendre un bain. Le service est simple:  le client prend l’une des bouilloires exposées à l’entréeLes WC publics des deux communes présentent le même plan. A savoir deux compartiments avec une rangée de douches réservées à l’urine et au bain. Et une autre rangée de toilettes turques   communément ; il se soulage. Et à la sortie, il remet une pièce de monnaie  au gérant, ainsi de suite. 



Un espace indispensable 
 
Huit personnes sur 10 interrogées dans le cadre de cette enquête reconnaissent avoir utilisé plus d’une fois les latrines publiques. Ces hommes et ces femmes abordés témoignent, entre autres, de l’utilité de ces lieux.  «  Les toilettes publiques aident à assainir  nos villes. Elles contribuent à réduire le nombre de personnes qui se soulagent dans les ruelles. A quoi ressembleraient nos marchés sans les WC publics ? », s’interroge dame Konaté Kady venue faire ses emplettes au marché d’Abobo. Abondant dans le même sens, Idrissa Diallo, propriétaire d’une librairie par-terre  à Adjamé /220 logements soutient que les WC publics sont d’une grande nécessité. « Les toilettes publiques sont indispensables pour nous les commerçants et pour quelques uns de nos clients  qui ont des envies pressantes. Ce n’est pas évident de passer une journée devant son commerce sans éprouver le besoin naturel d’uriner ou autre ». Et à Issey Hamadou, vendeur d’accessoires de portable, d’ajouter : « À l’heure de prière, grâce aux WC publics, nous parvenons à pratiquer sans difficultés nos prières du jour.  Les propriétaires pour la plupart ont pris la peine d’aménager un espace avec des nattes et des chapelets  qui nous servent de lieu de prière », explique-t-il. Très souvent, cet espace prend l’allure d’une mosquée où un imam est délégué pour les prières.
 
 
 
Manque d’hygiène dans les toilettes publiques, une responsabilité partagée
 
Claudie Konan rencontrée devant l’une des toilettes publiques d’Adjamé retrousse le bas de son pantalon, se  pince le nez avant d’y pénétrer. Une fois hors des toilettes,  elle inspire un bon coup et  reprend son chemin. « Ce n’est pas aisé de venir se soulager dans les WC publics à cause du manque d’hygiène. Leur existence n’est pas mauvaise ; mais il faudrait que les gérants et les propriétaires de toilettes publiques apprennent à assainir leur cadre. Cela pourrait accroître leurs revenus ; car de nombreuses personnes préfèrent se soulager dans les rues à cause de ce fait  », confie-t-elle. T. Sidicki gérant de WC publics, se défend en pointant du doigt ses produits d’entretien : « le mauvais état des toilettes publiques est en partie dû aux usagers. Comme vous pouvez le constater, moi  j’utilise de l’eau de javel 12°,  de l’acide  muriatique,  du grésil et du déodorisant pour l’entretien des toilettes. Nous faisons de notre mieux pour rendre nos cadres propres. Mais les clients ne nous aident pas beaucoup. Quand certains finissent, ils partent sans prendre le soin de  verser convenablement de l’eau».      
 
Le gagne-pain de quelques  fonctionnaires à l’intérieur du pays
 
Les gérants de toilettes publiques sont très peu bavards sur leurs revenus journaliers. Malgré nos insistances, nous ne parviendrons pas à avoir une idée nette des recettes engrangées par les gérants des toilettes publiques à Abidjan. Très réticents, ces gérants refusent de dévoiler leurs gains. L’on peut néanmoins affirmer au regard de l’affluence dans les toilettes publiques que c’est un ‘’business’’ qui nourrit son Homme. A San Pedro,  deuxième ville portuaire de la Côte d’Ivoire, un fonctionnaire qui a investi dans le domaine évalue à près de 20.000 francs en moyenne son gain journalier. Ce dernier que nous nommons M.B. est propriétaire de deux WC publics. Il y emploie 6 jeunes gens en raison de trois par WC public. Ces toilettes publiques sont situées dans deux endroits distincts : au grand marché de San-Pedro et dans un parking pour gros camions. « Avec celle située  au marché, c’est une moyenne de  20.000 F CFA  par jour. La seconde, située dans un endroit moins fréquenté, je reçois en moyenne 9.000 à 10.000 francs par jour », déclare-t-il. Selon  lui, les principales difficultés que l’on éprouve dans le domaine des WC publics sont les factures d’eau au coût très élevé et le vidange fréquent des WC, causé par le sable drainé par les clients.
 
Mariam Sorelle

20/09/2013

Action sociale / Pour promouvoir la scolarisation des enfants

Dominique Ouattara démarre la distribution d’effets scolaires dans les villes de la Côte d’Ivoire

 

Le groupe scolaire Koizan d’Adiaké a servi de cadre au lancement le jeudi 19 septembre 2013, de la distribution d’effets scolaires de la Fondation children of Africa. Cette commune du sud Comoé a été honorée par trois types de don. A savoir des équipements scolaires, matériels didactiques et jeux socio éducatif pour les écoles et les maternelles publiques, des produits d’hygiène, des produits d’entretiens, et des jouets à la pouponnière d’Adiaké, de même que des vivres pour la pouponnière et les cantines scolaires. Le tout estimé à 23 millions de FCFA. Nadine Sangaré, directrice Côte d’Ivoire de la fondation Children of Africa, a précisé que depuis la création de cette fondation en 1998, le secteur de l’éducation est l’un des piliers de leurs actions. « A ce jour, nous avons offert 33.500 kits scolaires et ceci, dans le but d’alléger les charges scolaires des parents. Cette année, ce sont 5000 effets scolaires qui seront distribués dans 10 régions du pays », a-t-elle annoncé. Au ministre de l’Education nationale, Nadine Sangaré a témoigné l’engagement de la Première dame de Côte d’Ivoire, Mme Dominique Ouattara à l’accompagner dans sa mission. « Je voudrais vous dire toute la fierté de la Première Dame, au regard de vos excellents résultats obtenus aux récents examens de fin d’année. Elle me charge de vous assurer de son soutien dans la conduite de la lourde et noble mission qui est la votre », a-t-elle souligné. La directrice Côte d’Ivoire de la fondation Children of Africa a, par ailleurs, exhorté les enfants d’Adiaké au travail. « Ces dons vous sont offerts, par votre Maman Dominique. En retour, elle attend de vous que vous soyez des élèves modèles, c’est-à-dire assidus et ponctuels à l’école. Elle vous demande de bien travailler, c’est ainsi que vous pourrez vous construire un bel avenir », a conseillé Nadine Sangaré. A sa suite, la ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, Kandia Camara, a exprimé la reconnaissance de toute la grande famille de l’éducation à la première Dame qu’elle a qualifiée de partenaire privilégié de l’école ivoirienne. Rappelant les grands axes de la rentrée scolaire, elle a exhorté les enseignants et les écoliers d’Adiaké à redoubler d’efforts. « N’oubliez jamais que c’est pour votre bien-être que nous travaillons. Vos résultats dépendent du sérieux que vous mettez dès les premiers jours des classes. Soyons tous mobilisés pour une école d’excellence », a-t-elle préconisé. Le maire d’Adiaké, Hien Sié, se réjouissant d’accueil le lancement de la distribution d’effets scolaires de la Fondation children of Africa, a fait quelques doléances à la Première dame et au ministre de l’Education. Celles de voir le lycée d’Adiaké être doté d’un centre multimédia, de même que la réhabilitation de quelques écoles de cette commune. Kouassi Emmanuella a, au nom des élèves d’Adiaké remercié Mme Dominique Ouattara pour sa générosité envers les enfants. « Maman Dominique, merci pour votre Amour à l’endroit des enfants, par ses dons vous nous encouragez à aimer l’école, à avoir le goût du travail et de l’excellence. Nous vous promettons de bien travailler en classe et d’avoir un bon résultat », a-t-elle promis. Les jours à venir, ce sont 10 villes et une commune de la Côte d’Ivoire qui recevront chacune des tenues scolaire, des cartables, des kits scolaires, des paires de chaussures de même que des vivres pour leurs cantines scolaires.eleve.jpg

Mariam Sorelle

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